Et si on faisait quelques recherches ensemble de ce qui reste un « bon coup » comme on dit vulgairement dans la basse fausse, ou dans la bouche de personne trop portée sur le sexe ? Oui alors on y va voici ce que j’en ai retenue, loin des 10 commandements version moïse sans sa barbe, mais son cigare…
1) Le bon coup est physiquement à la hauteur.
Avec un pénis d’au moins 13 centimètres de longueur, 4 cm de largeur, et capable de tenir un missionnaire sans se fatiguer pendant, allez, 4 minutes. Sauf si vous voulez lui faire une fellation, auquel cas il sera gentil de jouir en moins de 3 minutes (flemmasse inside). Et sauf si vous avez envie de sexe anal, auquel cas merci, tu la ranges ta b*** de 16 cm, j’en veux absolument une plus petite.
Comment être physiquement à la hauteur dans ces conditions ? En respectant un équilibre minimal : les petits pénis doivent assurer longtemps, les éjaculateurs rapides sont priés d’en avoir une grosse (et belle
). Ensuite, on adapte nos pratiques.
Il n’y a pas de bonus pour ceux qui sont endurants ET de gros format.
2) Le bon coup est compatible chimiquement avec nous.
Quoi de plus important que l’odeur corporelle de nos mâles en puissance. Cela ne devrait jamais en être autrement, vous avez déjà été attiré par une mec qui sens mauvais et de vouloir en plus coucher avec ? Non, et bien moi si mais je terrait son nom, déjà qu’il en avait une petite, dans le commandement n° 1 bafoué je vous raconte même pas j’avais le duo gagnant … Heureusement que la télé existe…
Bref kit parfum déo qui vous tourne la tête à vous rendre gaga on oublie, sachez préférer le type à l’odeur discrète et fraîche généralement c’est le top !
3) Le bon coup est compatible fantasmatiquement avec nous.
Minimalement, il comprend nos fantasmes. Idéalement, on est complémentaires. C’est encore un point d’injustice totale puisqu’on ne choisit pas vraiment ses attirances (même si tout se travaille… je ne crois pas que tout se joue avant cinq ans ! Et on peut piquer les fantasmes de quelqu’un d’autre, spéciale dédicace à ce fétichiste de l‘oreille, rencontré brièvement il y un an, et à qui je devais des oreilles impeccables -- », non mais sans blague c’est gloccosse keu même
Il y a une grosse différence entre un garçon qui vous attache parce que vous le lui avez demandé, et celui qui vous attache parce que ça l’excite. Le désir de l’autre augmente le mien. Donc si on a envie des mêmes choses, c’est quand même mieux.
4) Le bon coup est ouvert d’esprit et détendu du slip.
Nous avons parfois du mal à dire ce que l‘on veux. Mais nous progressons. Par exemple, Pour que je sois très directe (et j’aime bien ça), il faut qu’on me laisse de l’espace. La compatibilité fantasmatique ne sert à rien si on n’ose pas en parler - et ce n’est pas la pudeur qui me retient, c’est 1) la peur d’être jugée (surtout quand il y a une tonne de sentiments), 2) la peur d’être invasive (d’agresser l’autre avec mes fantasmes).
Le bon coup est donc détendu sur les questions sexuelles, sinon je ne pourrai pas dire ce que je pense, ou mal, ou à moitié. Et il a sa propre personnalité, c’est-à-dire que mes désirs sont des suggestions, pas des ordres, et qu’il faut les adapter, pas les plaquer sur la réalité. Laissons nos vieux film porno au placard, là c’est la réalité les fillllesss
5) Le bon coup est narcissiquement valorisant.
Nous devons nous sentir belles et désirées. C’est super important. Je sais que c’est horriblement égoïste, mais comme j’essaie d’être jolie et que j’adore la lingerie, je suis sans doute autant excitée visuellement par moi que par l’autre (enfin, juste au début, ensuite je ne fais plus attention). J’aime bien les variations de couleur de peau, le mélange des corps féminin et masculin : dans tout ça, il y a moi, moi, moi.
Le bon coup a tout intérêt à me trouver jolie, et à me le montrer. Une fois encore, le désir de l’autre augmente le mien. Si l’autre perd le contrôle (et décide que sur le paillasson c’est une idée fantastique), bah, moi aussi. Il m’est arrivée de sous-coucher (avec un mecs qui ne me correspondait moyens) parce que j’aimais l’image qu’ils me renvoyaient de moi. Il m’est arrivée de refuser de faire l’amour parce que je me sentais banale. C’est pas glorieux mais c’est vrai. Et je ne pense pas être la seule dans ce cas.
Et plus tard, quand je serai vieille et moche ? Aucune idée. Je vous raconterai :)
6) Le bon coup est expérimenté.
J’ai repensé récemment à mes premiers amants. Mais EPIC FAIL quoi. Les hommes n’ont fait que devenir meilleurs avec le temps, et moi je suis devenue plus efficace et plus libre. Je profite de cette courbe positive maintenant, parce que problèmes de sénilité mis à part, ça m’étonnerait qu’un mec de cinquante ans vale mieux qu’un mec de trente ans. Mais l’avenir me donnera peut-être tort. Quoii j’ai déjà fait l’expérience cet été ? À oui c’est vrai, et celui là à remporter tous les suffrage mais là je m’égare…
L’expérience ce n’est pas forcément une histoire de pratique. Je crois très fort en l’autoformation, au grappillage de données techniques, au désir de mieux faire- le passage à l’acte ne fait que valider cette expérience théorique.
7) Le bon coup a l’esprit d’initiative.
Parce que je suis (souvent) fatiguée après une journée passée à entendre parler de banalité sur les milles et une façon de rencontrer l’homme de sa vie, ou les discussions de sexe sans aucun note d’originalité…. Il ne faut surtout pas être dans l’attente de la Grande Volonté Féminine (spécialement avec des féministes comme moi, qui peuvent aussi avoir envie de se laisser faire). Être dans l’attente, c’est faire reposer toute la responsabilité du bonheur sexuel sur l’autre - une pression supplémentaire, et contre-productive avec ça.
Je sais que ça sonne très corporate, mais le bon coup doit être une force de proposition.
8) Le bon coup respecte les limites.
Tout en les questionnant. Non c’est non. Mais dans deux ans / ou tout doucement / ou par un autre biais ? Repousser ses limites est clairement un des aspects les plus excitants du sexe : encore faut-il savoir précisément où on les place, et jusqu’où on envisage de les transgresser. Ce qui n’est pas envisageable sans confiance totale. Et cette confiance se gagne en respectant les limites.
Le bon coup maîtrise le freinage et le dérapage. Dans cet ordre-là.
9) Le bon coup a de l’imagination.
J’aime bien qu’on me raconte des histoires. J’aime bien qu’on me transporte. J’ai (souvent) des lubies qui durent cinq minutes, et en face il me faut du répondant, parce que sinon j’arrête d’essayer. Je ne parle pas d’une imagination délirante, juste une surprise de temps en temps, une envie sortie de nulle part, un détail insolite.
La sexualité humaine n’est pas infinie, mais je suis toujours surprise du peu qu’il faut pour la renouveler.
10) Le bon coup est évolutif.
Les lignes de la sexualité bougent. J’ai complètement supprimé certaines pratiques de mon répertoire sexuel, j’en ai rajouté d’autres : il ne m’a fallu que quelques années pour modifier sensiblement ma trajectoire excitation -> orgasme (que j’avais déjà mis du temps à trouver !!). Je ne fais plus l’amour pour les mêmes raisons. Je n’ai plus les mêmes attentes. Je me préoccupe moins d’orgasme que de satisfaction globale, par exemple.
Le bon coup m’accompagne dans mes recherches, mes errances, mes expérimentations, mes chutes de moral et mes accélérations de libido. Il ne tient rien pour acquis, et bien sûr, il ne me tient pas pour acquise. De même, s’il voit que je décroche, ou que j’ai raté un de ses embranchements, il est gentil de me le faire savoir - au cas où on se recroiserait sur la route :)
Voilà, mais avant tout parlons plus sérieusement, loin de moi l’idée de rechercher tout cela, un homme qui m’aime et qui sera prendre soin de moi cela vaut tous les amants du monde non ?
Alors parfois même si certains détailles vous semble un problème, ne réfléchissez pas trop vous risquez de perdre la perle rare…